Gare de Siorac-en-Périgord

gare ferroviaire française

La gare de Siorac-en-Périgord (anciennement gare de Siorac-de-Belvès) est une gare ferroviaire française de la ligne de Niversac à Agen, située sur le territoire de la commune de Siorac-en-Périgord, dans le département de la Dordogne en région Nouvelle-Aquitaine.

Siorac-en-Périgord
Image illustrative de l’article Gare de Siorac-en-Périgord
L'ancien bâtiment voyageurs agrandi en 1883
et l'entrée de la halte voyageurs SNCF.
Localisation
PaysFrance
CommuneSiorac-en-Périgord
AdresseRue de la Gare
24170 Siorac-en-Périgord
Coordonnées géographiques 44° 49′ 11″ nord, 0° 59′ 03″ est
Gestion et exploitation
PropriétaireSNCF
ExploitantSNCF
Code UIC87595769
Site InternetLa gare de Siorac-en-Périgord, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions
ServiceTER Nouvelle-Aquitaine
Caractéristiques
Ligne(s)Niversac à Agen
Siorac-en-Périgord à Cazoulès
Voies2
Quais2
Transit annuel15 901 voyageurs (2022)
Altitude74 m
Historique
Mise en service3 août 1863
ArchitecteCompagnie du PO

Carte

Elle est mise en service en 1863 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). Elle devient une gare de bifurcation en 1882 avec l'ouverture de la ligne pour Sarlat, première section de la ligne de Siorac-en-Périgord à Cazoulès.

C'est une halte voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) du réseau TER Nouvelle-Aquitaine, desservie par des trains express régionaux.

Situation ferroviaire

Établie à 74 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Siorac-en-Périgord est située au point kilométrique (PK) 564,439 de la ligne de Niversac à Agen, entre les gares du Buisson[1] et de Belvès, sur une section à deux voies qui va de la bifurcation du Buisson à celle de Siorac-en-Périgord[2].

Elle est également l'origine de la ligne de Siorac-en-Périgord à Cazoulès, avant la gare de Saint-Cyprien. Cette ligne est déclassée, au PK 590,985, après la gare de Sarlat qui en est devenue le terminus[3].

Histoire

La « station de Siorac » est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne à voie unique de Niversac à Agen[4].

En 1878 la recette annuelle de la station de « Siorac » est de 73 225 francs[5] et de 143 339 francs en 1881[6].

La ligne de Sarlat et sa bifurcation sont mises en service le [7], c'est la première section de la ligne de Siorac-en-Périgord à Cazoulès.

La recette annuelle de la gare est de 107 200 francs en 1882[6]

L'avenue de la gare de « Siorac-de-Belvès » et la halle à marchandises vers 1900.

Le , le préfet est informé par le ministre du prochain examen d'un projet d'agrandissement du bâtiment voyageurs car il ne comprend actuellement que deux ouvertures et c'est le vestibule qui est utilisé comme salle d'attente[8]. Cet agrandissement, nécessité par le surplus de trafic dû à l'ouverture de la ligne de Sarlat, est terminé avant le mois d'août. La gare dispose également d'une deuxième voie qui a été posée entre Le Buisson et Siorac[9].

La recette annuelle de la gare est de 41 721 francs en 1886[10].

Le , le conseil municipal de la commune de « Siorac-et-Fongauffier », dans le canton de Belvès, constate que la commune est également souvent nommée « Siorac-de-Belvès » et que cela provoque d'importants retards dans l'acheminement des correspondances du fait de confusions. Il demande que le nom de la commune soit changé en « Siorac-en-Périgord ». Dans sa séance du , le conseil général de la Dordogne adopte cette proposition à la suite de l'avis favorable du directeur des Postes et Télégraphes et du Préfet[11],[12]. Le , la commune de « Siorac-et-Fongauffier » est autorisée par décret à modifier son nom pour prendre celui de « Siorac-en-Périgord »[13] et cette même année la gare est renommée « gare de Siorac-en-Périgord »[14].

En 1925, des travaux sont effectués pour modifier la bifurcation de Sarlat[15].

La halte voyageurs est modernisée en 2007, avec la création d'un abri pour les vélos, l'amélioration des équipements de quais, notamment de l'abri, et des accès voyageurs[16]. Le coût des travaux est de 71 000 euros, pris en charge à 50 % par la région Aquitaine[17].

En 2014, c'est une gare voyageurs d'intérêt local (catégorie C : moins de 100 000 voyageurs par an de 2010 à 2011), qui dispose de deux quais, le « quai X » dispose d'une longueur totale de 251 m pour la « voie 1 » et le « quai Y » d'une longueur totale de 294 m pour la « voie 2 », deux abris et une traversée de voie à niveau par le public (TVP)[18].

En 2022, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare était de 15 901 voyageurs[19] contre 5 375 voyageurs en 2019 et 5 375 voyageurs en 2016.

Service des voyageurs

Accueil

Halte SNCF , c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à entrée libre[20].

Un passage à niveau planchéié permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre[18].

Desserte

Siorac-en-Périgord est une halte voyageurs du réseau TER Nouvelle-Aquitaine, desservie par des trains express régionaux des relations : Bordeaux-Saint-Jean - Sarlat (Ligne 26)[21] et Périgueux - Agen (ligne 48)[22].

Intermodalité

Un parc pour les vélos[20] et un parking pour les véhicules y sont aménagés[23].

Patrimoine ferroviaire

Le bâtiment voyageurs d'origine à deux ouvertures, agrandi en 1883 avec un allongement pour l'ajout d'une ouverture, est d'un modèle type de la compagnie du PO pour la ligne, il est caractérisé par une base rectangulaire un étage et une toiture à deux pans couverte en ardoises[24] et l'ancienne halle à marchandises[25].

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, Paris, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), p. 35 et 37-38.

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe

OrigineArrêt précédentTrain Arrêt suivantDestination
PérigueuxLe BuissonTER Nouvelle-AquitaineBelvèsAgen
ou Monsempron-Libos
Bordeaux-Saint-Jean
ou Bergerac
Le BuissonTER Nouvelle-AquitaineSaint-CyprienSarlat